1. Courte présentation
Les agrégats sont
au nombre de cinq : l’agrégat des formes, l’agrégat des sensations, l’agrégat des perceptions, l’agrégat
des formations, l’agrégat des consciences.
2. Explication
détaillée
2. 1. Le sens
du terme ‘agrégat’
L’agrégat
des formes est posé comme le rassemblement de tous ce qui peut être une forme, dans les trois temps, en un lieu proche, éloigné,
ou autre, de type bon, mauvais ou autre : est appelé agrégat une agrégation de divers [éléments].
2. 2. Catégories
2. 2. 1. L’agrégat
des formes
2. 2. 1. 1.
Courte présentation
La caractéristique
définissante de l’agrégat des formes est : ce qui peut être une forme. Il peut être divisé en quatre formes causales
et onze formes résultantes.
2. 2. 1. 2.
Explication détaillée
2. 2. 1. 2.
1. Les quatre formes causales
Les formes causales
sont les quatre grands éléments primaires: l’élément terre qui, solide, agit comme support ; l’élément
eau, mouillé il rassemble ; l’élément feu, chaud il mûrit ; et l’élément vent, mouvant il fait se développer.
2. 2. 1. 2.
2. Les onze formes résultantes
2. 2. 1. 2.
2. 1. Courte présentation montrant pourquoi elles peuvent être considérées comme des formes
Parmi les onze
formes résultantes les dix premières sont les cinq sens et les cinq objets. La onzième correspond, selon l’Abhidharmakosha,
aux formes imperceptibles, et selon l’Abhidharmasamuccaya aux formes qui sont l’ayatana[i] des phénomènes mentaux.
Le fait que les
éléments contenus dans cet agrégat existent en tant que formes peut être établi grâce au contact ou par examen. Dans le premier
cas lorsqu’elles rencontrent la main, un bâton, le vent, etc. il y a contact. Dans le deuxième, ce peut être établi
soit par l’égalité méditative soit, non pas par la méditation mais par l’esprit conceptuel qui comprend que :
« Cette forme est comme ça. »
2. 2. 1. 2.
2. 2. Explication détaillée du sens de chacune
2. 2. 1. 2.
2. 2. 1. Les sujets, les cinq facultés
Les cinq facultés sont
la faculté visuelle, auditive, olfactive, gustative et corporelle. Chacune des cinq facultés est la condition principale de
sa conscience respective. Elles sont de subtiles formes internes qui éclairent. La faculté visuelle est comme la fleur de
sésame[ii] ; la faculté auditive est comme les petits rouleaux d’écorces qui
dépassent à la surface du bouleau ; la faculté olfactive ressemble à deux aiguilles de cuivre parallèles ; la faculté
gustative est comme une demi-lune ; la faculté corporelle est semblable à la peau de l’oiseau « doux-au-toucher. »
2. 2. 1. 2.
2. 2. 2. Les cinq objets
2. 2. 1. 2.
2. 2. 2. 1. Présentation générale
Les cinq objets
sont les formes, les sons, les odeurs, les goûts et les objets tangibles.
2. 2. 1. 2.
2. 2. 2. 2. Présentation de chacun individuellement
2. 2. 1. 2.
2. 2. 2. 2. 1. Formes
Les formes sont
les objets de l’œil. Elles peuvent être divisées en deux : les couleurs et les formes.
Dans la première
se trouvent quatre couleurs primaires : bleu, blanc, rouge et jaune ; et des couleurs secondaires : nuageux
et enfumé, poussiéreux et brumeux, ensoleillé et ombré, lumineux et sombre. Il est aussi question de formes qui sont dites
« exister quand elles apparaissent. » Il s’agit de formes qui ne peuvent pas en bloquer d’autres en
entrant en contact avec elles, comme la blancheur du ciel au petit matin ou les reflets. Les formes perceptibles, par exemple
quelqu’un qui se prosterne, sont expliquées pour que le ciel[iii] bleu au-dessus et ceux de même couleur[iv] soient aussi inclus dans les formes. De nombreuses couleurs secondaires sont
obtenues en mélangeant ensemble un peu des différentes couleurs primaires.
Pour les formes
qui sont des formes il est généralement fait mention des formes longues et courtes, carrées et rondes, grandes et petites,
grossières et subtiles, lisses et rugueuses. Il en existe aussi de nombreuses subdivisions telles que les triangles, les arcs
de cercle, les polygones. Chacune de ces formes et de ces couleurs peut être bonne, mauvaise, neutre.
2. 2. 1. 2.
2. 2. 2. 2. 2. Sons
Les sons sont les
objets de l’ouïe. Ce sont les sons produits par des causes qui peuvent les appréhender, telles que les paroles des êtres
animés ou des claquement de doigts ; ceux produits par des causes qui ne peuvent pas les appréhender telles que le bruit
d’une rivière ou du vent ; les sons qui viennent des deux, par exemple le son d’un tambour ; ceux qui
s’adressent aux êtres animés et véhiculent un sens, et ceux qui ne s’adressent pas aux êtres animés et ne véhiculent
aucune signification. En ce qui concerne les sons qui expriment un sens, il existe des distinctions entre les conventions
linguistiques qui leurs sont attribuées par les êtres ordinaires et les conventions linguistiques des aryas, etc. Ils peuvent
êtres agréables, désagréables ou neutres.
2. 2. 1. 2.
2. 2. 2. 2. 3. Odeurs
Les odeurs sont
les objets de l’olfaction. Elles peuvent être bonnes, mauvaises ou neutres, naturelles ou composées.
2. 2. 1. 2.
2. 2. 2. 2. 4. Goûts
Les goûts sont
les objets de la faculté gustative. Ils sont au nombre de six : sucré, acide, salé, amer, épicé, âpre. De nombreuses
subdivisions résultent de leur mélange. Il peuvent aussi être agréables, désagréables ou neutres, naturels ou composés.
2. 2. 1. 2.
2. 2. 2. 2. 5. Objets tangibles
Les objets tangibles
sont ceux du toucher. Parmi eux quatre correspondent aux quatre grands éléments causaux, et sept qui font partie des formes
résultantes et sont : la douceur, la dureté et la lourdeur, la légèreté, la faim, la soif et le froid. Mais aussi
la souplesse, la détente, la fermeté, la satisfaction, la maladie, la vieillesse, la mort, le repos, la témérité –c’est-à-dire
qu’on n’a pas peur, étant physiquement fort on ne craint rien. Sachez qu’il est possible de faire l’expérience
des objets tactiles présentés ci-dessus de diverses façons, externes comme internes.
2. 2. 1. 2.
2. 2. 3. Les formes qui sont des objets mentaux
2. 2. 1. 2.
2. 2. 3. 1. Présentation générale
Les cinq formes
qui sont des objets mentaux sont 1) les formes dites ‘par associations’ correspondant aux particules élémentaires
qui bien que formes ne peuvent être appréhendées qu’intellectuellement ; 2) les formes qui existent quand elles
apparaissent ou formes claires qui, comme nous l’avons vu plus haut, ne peuvent faire obstacle ; 3) les formes
qui viennent d’une prise de vœux authentique c’est-à-dire les formes imperceptibles ; 4) les formes
projetées telles que les reflets ou les rêves ; 5) les formes dues à la maîtrise lorsque grâce au pouvoir de la
maîtrise du samadhi toutes les formes apparaissent par exemple bleues. Les enseignement disent que les formes dues à la maîtrise
n’apparaissent que grâce au pouvoir de l’esprit et comme elles ne viennent pas d’une accumulation de particules
élémentaires, les éléments primaires n’en sont pas les causes. Il s’agit de formes différentes et qui sont considérées
comme telles en les faisant rentrer dans une autre catégorie[v].
2. 2. 1. 2.
2. 2. 3. 2. Explication en particulier des formes imperceptibles
En quoi les formes
imperceptibles sont-elles des formes ? Prendre des vœux, des vœux négatifs ou des vœux temporaires sont
des actions corporelles et verbales. Elles sont considérés comme des vœux pour les trois raisons suivantes : 1)
Même lors de distraction ou d’absence de l’esprit leur présence n’est pas interrompue. Ils ne peuvent donc
pas être de l’esprit. 2) Ils prennent naissance après que les éléments primaires qui composent le continuum de l’individu
en eussent été les causes et, aussi longtemps que le support, les éléments primaires constitutifs, perdure, ce qui est supporté
existe sans interruption, à moins que ce support ne soit abandonné. 3) Qu’elles soient par nature vertueuses ou négatives,
il s’agit assurément d’actions particulières du corps et de la parole.
De plus l’action
de se prosterner par dévotion, de réciter des mantras, de frapper quelqu’un, de tenir des propos violents par exemple
n’existe pas séparés et différents de leurs causes, les particules élémentaires, mais doivent être considérées comme
des actions, étant des changements dans les mouvements du corps et de la parole.
Ce qui fait que
ces actions se produisent, des groupes de particules corporelles et verbales, peuvent être perçues des autres puisqu’elles
sont, de la même façon que lorsque l’on aperçoit divers galets agencés de façon à figurer par exemple un cheval, bien
qu’on ne voit que les galets et rien d’autre, par le truchement de la vision des galets on connaît aussi la forme
correspondant à la façon dont ils sont agencés.
Les formes imperceptibles,
bien que concomitantes aux formes perceptibles étant aussi des instances particulières d’actions du corps et de la parole,
sont des actions à l’origine de la motivation, des aspects du corps et de la parole, qui ne peuvent être perçues par
d’autres. Il est impossible de dire simplement en voyant par exemple le corps de quelqu’un de dire : « Cette
personne qui a des vœux, ses vœux sont comme ça. » Ainsi elles sont appelées « formes imperceptibles »
ou « formes qui ne peuvent être ni montrées ni ne peuvent faire obstacle. »
2. 2. 1. 2.
2. 3. Explication des formes ultimes : les particules
Les dix facultés
et objets, puisqu’accumulation de particules, sont composés des formes ultimes, les particules sans parties subtiles
ou grossières, et se développent progressivement ainsi : sept « particules élémentaires » forment ce qui est
appelé « une particule » ; de la même façon multipliant par sept à chaque fois se forment les « particules
de fer », « d’eau », « de lapin », « de mouton », « de bœuf », les
« poussières au soleil », les « lentes », les « poux », les « grains d’orge »,
jusqu’à la mesure d’une « phalange. » Vingt-quatre phalanges font une « coudée », quatre coudées
une « brasse » et cinq cent brasses un « mile. » Huit miles font un « yojana » qui est
l’unité utilisée pour mesurer les montagnes, les continents, etc.
Dans le monde du
désir, dans toute particule sans son se trouvent huit particules : les quatre éléments primaires et les particules visibles,
olfactives, gustatives et tactiles. Lorsque le son est présent elle est composée de neuf particules avec la particule de son,
dix en présence de la particule de la faculté corporelle, et onze avec une autre des facultés puisqu’elle vient avec
la faculté corporelle.
2. 2. 2. L’agrégat
des sensations
Sensation a pour
caractéristique définissante : expérience. Les subdivisions de l’agrégat des sensations sont au nombre de trois :
plaisantes, désagréables et neutres ; ou de cinq, si l’on divise en deux les sensations plaisantes en sensations
plaisantes et sensations mentales plaisantes, ainsi que les sensations déplaisantes en sensations déplaisantes et sensations
mentales déplaisantes soit, avec les sensations neutres, cinq subdivisions.
En terme de supports
(facultés visuelle, auditive, olfactive, gustative, tactile et mentale) il existe « six sensations issues de contact ».
Et en divisant chacune en sensation plaisante, désagréable et neutre ce sont « dix-huit sensations en mouvement avec
l’esprit ».
Également les « sensations
corporelles » sont issues des cognitions par les cinq accès et les « sensations mentales » des cognitions de
la conscience mentale. Les sensations qui sont accompagnées d’attachement pour le corps sont des « sensations turbulentes »,
et les sensations sans attachement sont des « sensations sans turbulence ». Les sensations accompagnées d’attachement
pour les objets agréables des cinq sens sont les « sensations support de l’attachement », et les sensations
sans attachement sont les « sensations support de la délivrance ».
2. 2. 3. L’agrégat
des perceptions
Les perceptions
ont pour caractéristique définissante : appréhension des caractéristiques. En terme de support il existe six types de
perceptions : la première catégorie correspond aux perceptions issues du contact qui suit le rassemblement des conditions
de la vision, et ainsi de suite jusqu’à la perception mentale. L’appréhension des caractéristiques des objets
correspond à l’appréhension du bleu ou du jaune qui apparaissent par exemple ; l’appréhension des caractéristiques
des conventions linguistiques, comme penser qu’un certain individu est une femme. Leurs subdivisions sont aussi nombreuses
que les objets connaissables.
Les perceptions
avec caractéristiques correspondent à toutes les perceptions hormis les trois exceptions suivantes : le cas de quelqu’un
qui ne connaît pas les conventions linguistiques et qui, bien que voyant les formes, est incapable de connaître le nom qui
leur est attribué faute de l’avoir appris ; la perception de l’espace sans caractéristique ; et la perception
de l’équilibre méditatif du Pic de l’Existence.
Les perceptions
sans caractéristiques correspondent aux trois exceptions sus-mentionnées.
Les petites
perceptions sont celles du Monde du Désir. Et de la même façon, les perceptions vastes sont celles du Monde de
la Forme, les perceptions incommensurables sont les perceptions de l’Espace Infini, de la Conscience Infini,
et du Rien-du-tout qui est la cognition de la source du Rien-du-tout, ce qui fait en tout six catégories. Il s’agit
de quelques façons parmi de nombreuses de catégoriser les perceptions.
2. 2. 4. L’agrégat
des formations
2. 2. 4. 1.
Ce qu’est une formation
La caractéristique
définissante de l’agrégat des formations est : ce qui est vraiment formé. On enseigne qu'il s’agit de tous
les phénomènes composés qui ne correspondent à aucun des quatre autres agrégats. S’y trouvent incluses les formations
concomitantes avec l’esprit -les productions mentales- et les formations sans concomitance telles que l'acquisition.
2. 2. 4. 2.
Divisions
2. 2. 4. 2.
1. Formations concomitantes
2. 2. 4. 2.
1. 1. Courte présentation
Les productions
mentales peuvent être divisées en cinquante et une ou cinquante cinq suivant que les vues sont comptées ensemble ou individuellement.
2. 2. 4. 2.
1. 2. Explication détaillée
2. 2. 4. 2.
1. 2. 1. Les cinq formations omniprésentes
Les cinq formations
omniprésentes sont les pensées, les sensations, les perceptions, l’attention et le contact. Les sensations et
les perceptions viennent d’être expliquées plus haut parce que, bien que productions mentales, elles ne sont
pas inclues dans l’agrégat des formations mais sont expliquées séparément.
3) La pensée
est le mouvement de l’esprit vers l’objet et l’engagement avec celui-ci. Les pensées, etc. sont divisées
en six catégories en terme de support, tels les rassemblements des conditions pour la vision.
4) L’attention est l’appréhension par l’esprit de son objet.
5) Lors du contact,
les trois éléments sont d’abord rassemblés, puis la faculté change et la distinction se produit. Le contact agit comme
support des sensations.
Ces cinq formations
sont dites « omniprésentes » parce qu’elles accompagnent tout événement mental.
2. 2. 4. 2.
1. 2. 2. Les cinq formations déterminant les objets
Les cinq formations
déterminant les objets sont l’intérêt, l’attirance, la mémoire, le samadhi et la sagesse.
1) L’intérêt[vi] fait acquérir les objets désirés. Il agit comme support de l'enthousiasme.
2) L’attirance
est la saisie d’un objet déterminé. Elle empêche qu’il ne soit perdu.
3) La mémoire[vii] est le fait de ne pas oublier un objet bien connu. Elle a comme fonction d'empêcher
la distraction.
4) La concentration
agit comme support de la cognition centrée en un point sur la chose examinée.
5) La discrimination[viii] distingue clairement les phénomènes examinés. Son action est de clarifier les
doutes.
Les dix productions
mentales ci-dessus sont appelées les « dix pensées fréquentes. »
2. 2. 4. 2.
1. 2. 3. Les onze formations vertueuses
1) La foi est
inspiration, envie, confiance en ce qui est positif et authentique. Elle agit comme support de l’intérêt.
2) La vigilance
est appliquer la plus grande prudence quant à ce qui est à adopter et ce qui est à rejeter. Elle fait accomplir ce qui est
bon et positif dans le samsara et le nirvana.
3) L’aguerrissement
est la capacité du corps et de l’esprit à se plier à tout ce qui est nécessaire pour accomplir ce qui est vertueux.
Il permet de venir à bout des renaissances inférieures.
4) La stabilité
est l’esprit qui demeure naturellement sans désir, aversion ou stupidité. Elle a comme fonction de ne pas distinguer
les émotions négatives quand elles s’élèvent.
5) La gêne
fait fuire les actions négatives par rapport à soi ou au Dharma. Elle agit comme support des vœux qui lient les comportements
négatifs.
6) Le respect
fait fuire les actions négatives en pensant au regard des autres ou au monde.
7) Le non-attachement
est l’absence d’attachement pour le samsara et ses objets agréables. Il fait éviter les comportements négatifs.
8) L’absence
d’aversion est l’absence d’agressivité envers êtres animés et phénomènes douloureux. Elle fait éviter
les comportements négatifs.
9) L’absence
de stupidité est le fait d’être clair quant à l’objet considéré en analysant ses différents aspects. Elle
fait éviter de s’engager dans ce qui est négatif.
10) La non-violence,
un aspect de l’absence d’aversion, est l’esprit qui a de la compassion. Elle empêche de vouloir du mal aux
autres.
11) L’enthousiasme[ix] est de s’engager avec une réelle joie à l’esprit dans ce qui est
vertueux. Elle permet de réaliser tout ce qui est vertueux.
2. 2. 4. 2.
1. 2. 4. Les six émotions négatives racines
Les productions
mentales négatives sont les six émotions négatives primaires et les vingt émotions négatives secondaires. Les six émotions
négatives primaires sont :
1) L’ignorance
qui est de pas savoir comment sont la loi du karma des causes et effets, les vérités, les Trois Joyaux. Elle est la source
de toutes les émotions négatives.
2) Le désir
est l’attachement pour les agrégats pollués des trois mondes. Il donne naissance à la souffrance de l’existence.
Les enseignements parlent également dans ce cas là du « désir du monde du désir » et du « désir de l’existence »
qui est le désir des deux mondes supérieurs.
3) La colère
est l’agressivité envers des êtres animés, la souffrance ou ses bases. Elle empêche de faire l’expérience du bonheur
et sert de support aux comportements négatifs.
4) L’orgueil
est le fait d’être fier en se pensant supérieur sur la base de la vue des amas transitoires. Il empêche de respecter
les autres et agit comme support pour les causes de la souffrance. Il en existe sept sortes.
5) Le doute
est d’être divisé quant à la vérité. Il empêche de s’engager dans ce qui est vertueux.
6) Les vues
correspondent à tous les points de vue mêlés d’émotions négatives. Ils agissent comme support de toutes les vues négatives.
Les vues peuvent
être divisées en cinq catégories :
1) Les vues
des amas transitoires qui voient une identité ou ‘soi’ et ce qui lui appartient, dans les cinq agrégats entraînants.
Elles agissent comme support des autres vues.
2) Les vues
extrémistes qui, qu’il s’agisse du soi ou des agrégats, les appréhendent comme permanents ou non-existents.
Elles empêchent la libération grâce au chemin de la voie du milieu.
3) Les vues
contraires considèrent que des chose qui existent comme la loi du karma des causes et des effets n’existent pas.
Elles font couper les racines du mérite.
4) Tenir pour
suprême un point de vue est de considérer comme suprême et noble les trois vues fausses sus-mentionnées ainsi que ce sur
quoi elles reposent, les cinq agrégats entraînants, et fait vraiment s’attacher à des vues fausses.
5) Tenir pour suprême discipline et ascèse est de considérer une discipline ou une ascèse qui ne purifie
ni ne conduit à la libération ainsi que ce sur quoi elle repose, les cinq agrégats entraînants, comme supérieure parce que
purificatrice, libératrice et émancipatrice. Elles font se fatiguer pour rien.
Ces deux tenir
pour suprême illustrent tous les cas de mauvais points du vue qui considèrent incorrectement la façon dont sont les choses
et nous font nous attacher à un mauvais chemin qui n’est pas un moyen d’atteindre la libération. Ces cinq vues
sont toutes des discriminations mêlées d’émotions négatives. Les cinq émotions négatives qui sont des vues et les cinq
qui n'en sont pas forment les « dix émotions négatives primaires. » Parmi elles les deux ‘tenir pour suprêmes’,
les vues contraires et les doutes sont tous les quatre imputés alors que les six restants peuvent être soit inné soit imputé.
2. 2. 4. 2.
1. 2. 5. Les vingt émotions négatives secondaires
1) L’agressivité
est un développement de la colère qui nous fait réellement faire du mal aux autres en les frappant par exemple.
2) La rancune est un aspect de la colère qui empêche d’être patient et d’arrêter de penser
vouloir nuire aux autres.
3) L’énervement
est de proférer des paroles violentes impatiemment dues à l’agressivité et la rancune.
4) La méchanceté
est un aspect de la colère qui, sans compassion, fait vouloir faire du mal aux autres.
5) La jalousie
est un aspect de la colère qui, du fait de l’attachement pour les choses, les honneurs, etc. empêche de supporter ce
que les autres ont de bien et agite l’esprit en profondeur. Elle fait souffrir l'esprit, l'empêche de demeurer naturellement
et sert de support aux actions négatives.
6) L’hypocrisie
est le fait de cacher ses fautes à cause de l’attachement pour des objets, les honneurs, etc. Elle protège le flot des
négativités, les perturbations de l’esprit qui font partie de l’attachement, l’aversion ou la stupidité.
Elle empêche de trouver les instructions authentiques et libératrices.
7) La prétention
est de tromper les autres avec ce qui n’est pas vrai après s’être fait des qualités que l’on n’a pas
pour gagner biens, honneurs, etc. Aspect du désir et de la stupidité elle aide les émotions négatives primaires et secondaires
et sert de support à un mode de vie négatif.
8) Le sans-gêne
est de ne pas fuir les actions négatives en pensant à soi. Aspect des trois poisons, il aide les émotions négatives primaires
et secondaires.
9) L’impudence
est de s’engager sans le fuir dans ce qui est négatif sans crainte de la réaction des autres. Aspect des trois poisons, elle aide toutes les émotions négatives.
10) La dissimulation,
aspect de la stupidité et du désir, empêche de s’engager dans ce qui a été fortement conseillé et cherche à dissimuler
ses négativités. Elle agit comme support pour ce qui empêche de ressentir du remord.
11) L’avarice
est le fait de s’accrocher fortement à ses affaires, comme ses possessions par exemple, à cause du désir. Elle empêche
de réduire ses possessions.
12) L’infatuation
est d’être satisfait en pensant à l’amour, au désir pour toute qualité polluée que l’on peut avoir telle
que sa bonne santé, sa jeunesse, etc. Elle sert de support aux émotions négatives primaires et secondaires.
13) Le scepticisme
est un aspect de la stupidité qui est une absence d’attirance pour ce qui est authentique, libérateur et vertueux. Il
supporte la paresse.
14) La paresse
est une absence d’enthousiasme et une approche dilettante de ce qui est vertueux, tout en étant particulièrement attaché
aux actes néfastes qui ressemblent à du bonheur comme dormir, rester allongé ou couché. Elle est le contraire de l’enthousiasme.
15) La négligence
est de ne pas faire attention à ce qui est à adopter et ce qui est à rejeter, les actes vertueux et négatifs, à cause de la
présence des trois poisons et de la paresse. Elle est le contraire de la vigilance.
16) L’oubli
est de ne pas être clair quant à un objectif vertueux et de l’oublier. Devenant le contraire de la mémoire, agité de
souvenir contenant des émotions négatives il supporte la distraction de l’esprit.
17) L’inattention
est une discrimination distraite associée à des émotions négatives et les actions du corps, de la parole et de l’esprit
sont faites sans réfléchir et sans aucune vigilance. Elle est le support sur la base duquel
les vœux sont rompus.
18) La torpeur,
un aspect de la stupidité, est d’être recroquevillé vers l’intérieur incapable d’engager avec un objectif
à cause de la lourdeur du corps ou de l’esprit, cet esprit n'est pas aguerri et est roide. Elle agit comme support des
émotions négatives.
19) L’agitation
est un aspect du désir qui est la poursuite de ce qui nous plaît, et comme il s’agit d’un esprit qui aime ces
objets il ne peut devenir aguerri et ne peut demeurer en paix, il est un obstacle à la méditation du calme mental (shamata).
20) La distraction,
un aspect des trois poisons, est le vagabondage et les mouvements de l’esprit vers les objets. Il rend impossible pour
l’esprit de rester concentré en un point. Il en existe de nombreuses subdivisions telles que distraction interne, externe,
des caractéristiques, etc.
Ces vingt émotions
négatives sont des aspects des émotions négatives primaires et leur sont proches, c’est pourquoi elles sont appelées
émotions négatives secondaires.
2. 2. 4. 2.
1. 2. 6. Les quatre formations dépendantes
1) Le sommeil,
sur la base des causes du sommeil les cognitions des cinq sens sont recroquevillées vers l’intérieur et sont incapables
de discerner ce qui est vertueux de ce qui ne l’est pas, ce qui est juste ou pas, si le moment est approprié ou non,
etc. Il s’agit d’un aspect de la stupidité sur la base duquel le temps est perdu.
2) Le regret
est la tristesse qui vient de ne pas apprécier quelque chose que l’on a fait. Il empêche l’esprit de rester comme
il était.
3) La conception
est une appréhension vague et approximative de son objet par l’esprit, en s’appuyant sur la pensée et la discrimination,
comme lorsqu’on appréhende juste un objet dans le lointain sans trop savoir s’il s’agit d’un bol ou
d’une jarre.
4) Le discernement
est une appréhension fine, qui s’appuie sur la pensée et la discrimination, suit une dissection des différents aspects
de cet objet par l’esprit qui conceptualise individuellement ses différents aspects, comme savoir s’il s’agit
d’une jarre neuve ou ancienne.
Ces quatre formations sont
dites « dépendantes » parce que selon les différentes motivations, les pensées vertueuses, négatives ou neutres
avec lesquelles elles sont associées, elles prennent aussi la même coloration.
2. 2. 4. 2.
1. 3. Résumé
Ces formations
sont aussi appelées « pensées générales fréquentes ». Elles sont enseigné principalement pour faire la différence
entre les productions mentales positives et négatives. De plus, il faut savoir
que si l’on considère les différences dans la façon d’appréhender des pensées, des perceptions, etc. il existe
de très nombreuses catégories productions mentales telles que douloureuse et indolore, difficile et facile, patiente et impatiente, etc.
2. 2. 4. 2.
2. Formations non-concomitantes
2. 2. 4. 2.
2. 1. Que sont les formations non-concomitantes?
Il s’agit
de phénomènes qui sont des formation qui ne sont pas concomitantes avec l’esprit. Bien qu'elles ne soient pas des formations
semblables aux productions mentales, qu'elles sont des phénomènes qui ne peuvent être ni matière ni esprit, elles doivent
néanmoins être placées dans la catégorie des phénomènes composés. Ainsi il faut
savoir que tous les phénomènes composés sont inclus dans ces trois catégories : matière, esprit et formations non-concomitantes.
Ce qui est fait de particules est la matière ; ce qui est clair et cognitif est l’esprit ; et tous les phénomènes
composés qui sont ni l’un ni l’autre sont des formations non-concomitantes.
2. 2. 4. 2.
2. 2. Leurs différentes catégories
Quelles sont ces
formations non-concomitantes ?
1) L’obtention
est l’obtention par son continuum[x] puis la présence de n’importe quel phénomène vertueux, négatif ou neutre,
qui n’était pas présent auparavant et qui a été nouvellement obtenu. Elle est appelée formation non-concomitante
parce qu’il s'agit d'un phénomène faisant partie du continuum qui est aussi un phénomène composé.
2) De la même façon,
lorsque les phénomènes vertueux, etc. obtenus dans son continuum diminuent et disparaissent, il s’agit de la perte.
3) L’égale
fortune ou type semblable est le fait pour les êtres animés d’avoir pris naissance dans leurs différentes
catégories.
4) L’absorption
méditative de l’Absence de Perception : quelqu'un qui est libre du désir pour le niveau de Vertu Vaste[xi] mais pas de celui des mondes supérieurs, grâce à l'attention, bloque temporairement
les six consciences qui engage avec les objets, interrompant la continuité de l’esprit et des productions mentales.
Le moment où l’esprit et les productions mentales cessent est obtenu comme quelque chose de nouveau n’étant pas
présent auparavant, grâce au pouvoir de cette absorption méditative. Et quand on en sort, elle cesse. Donc comme la cessation
existe mais est un phénomène qui n’est ni matière ni esprit, elle est considérée comme étant une formation non-concomitante.
5) De la même façon,
un être de l’Absence de Perception est quelqu’un qui poussé par cette absorption méditative prend naissance
dans le monde des dieux de l’Absence de Perception.
6) L’absorption
méditative de la cessation est atteinte lorsque l’on s’est élevé au-dessus de l’esprit du Pic de l’Existence.
Après être passé par les perceptions de l’absence d’identité et de shamata, les productions mentales discontinues
et certaines continues –celles qui font parties de l’esprit d’émotions négatives- ont donc cessé.
Lorsqu’il
est dit que ces trois dernières font partie de la catégorie des formations non-concomitantes, il faut comprendre qu’il
s’agit de la capacité à faire cesser l’esprit et les productions mentales. L’alaya continue, les êtres de
l’absence de perception ainsi que les deux absorptions méditatives ne la faisant pas cesser, parce que esprit et productions
mentales peuvent s’élever à nouveau grâce à elle.
7) La faculté
de vie est la durée définie pour laquelle les êtres animés sont en vie, quelque soi le monde dans lequel ils prennent
naissance sous l’influence de leur karma d’égale fortune.
8) La naissance
est la venue de formations qui n’étaient pas là auparavant et qui sont maintenant présentes.
9) La subsistance
est le fait qu’elles continuent à rester.
10) La vieillissement
est le fait qu’elles changent en quelque chose d’autre.
11) L’impermanence
est la fin de la continuité.
Ces quatre formations
non-concomitantes sont appelées « les quatre caractéristiques définissantes illustrant les phénomènes composés ».
12) Les groupes
de noms sont les conventions qui expriment simplement l’essence des objets, comme « pilier » ou « jarre ».
13) Les groupes
de mots associent les particularités de l'objet à son essence sont les dénominations qui expliquent ce qu’il est.
14) Les groupes
de lettres permettent d’écrire les noms et les mots, comme « A » par exemple.
Ces trois derniers
phénomènes sont des formations qui, bien qu’elles puissent être exprimées par la voix aussi, elles sont différentes
des simples sons parce qu'elles peuvent, après avoir accordé avec l'esprit des labels à ce que l’on veut exprimer, montrer,
expliquer, etc..
L’abhidharmakosha
n’enseigne que ces quatorze formations non-concomitantes.
L’abhidharmasamuccaya
ajoute en plus :
15) Une Personne
ordinaire est quelqu’un qui n’a pas obtenu les caractéristiques d’un arya. Il s’agit d’une
instance particulière d’individu qui est une projection sur quelque chose qui a matière et esprit.
16) L’engagement
est l’engagement sans interruption dans la continuité des causes et des effets.
17) La différence
est la différence entre les causes et les effets.
18) Relation
d’association correspond à la correspondance entre les causes et les effets.
19) La vitesse
est lorsque causes et effets s’élèvent rapidement.
20) La gradation
correspond au fait que les causes et les effets s’élèvent progressivement l’un après l’autre.
21) Le temps
correspond au moment pendant lequel la continuité des causes et des effets qui s’est élevée perdure.
22) Le lieu
est projeté sur la base des causes et des effets qui se trouvent dans chacune des dix directions.
23) Le compte
est le résultat du calcul des différentes formations.
24) Le regroupement
est l’occasion lors de laquelle les conditions, les causes et les effets sont réunis.
2. 2. 4. 2.
2. 3. Ce qui est ainsi illustré et qu’il faut connaître
Il faut savoir
que ces vingt-quatre formations non-concomitantes illustrent les divers phénomènes qui existent et ne peuvent faire partie
des catégories matière ou esprit, mais doivent tout de même être inclus dans celle des phénomènes composés. Ce sont des projections
sur la base de la matière et de l’esprit.
2. 2. 5. L’agrégat
des consciences
L’agrégat
des conscience correspond à ce qui fait connaître ce qu’est chaque objet. En terme de subdivisions on parle du groupe
de six consciences, de la conscience visuelle à la conscience mentale. C’est-à-dire de toute cognition de forme
par un esprit quelconque qui naît en s’appuyant sur le support de la faculté visuelle sa condition déterminante, jusqu’à
toute cognition de son propre objet particulier, les phénomènes mentaux, et des autres aussi par tout esprit sur la base du
support de la faculté mentale sa condition déterminante.
Les cittamatrin
parlent dans leurs soutras comme dans leur shastras du groupe de huit consciences. Ils distinguent un aspect de la
conscience mentale qui est toujours infatué, l'esprit d'émotions négatives qui correspond à, en regardant la conscience base
de tout, voir un soi, avoir l'orgueil de penser « moi », avoir de l'attachement pour le soi, et être l'ignorant.
Il s’agit de l’esprit accompagné de ces quatre émotions négatives. Il est toujours présent que ce soit avec un
esprit vertueux, négatif ou neutre sauf lorsqu'est atteint le chemin des aryas, dans l'absorption méditative de la cessation
et sur le bhumi au-delà de l'apprentissage.
La conscience
base de tout retient toutes les graines infectées par les agrégats, les éléments et les ayatanas. Elle est la base de
l'esprit, juste claire et cognitive impartialement. Comme elle est simplement
là où se trouvent les graines qui peuvent mûrir en apparence de lieux, d'objets, de corps elle est appelée « conscience
base de tout » ou « conscience entraînante ». Également, les lieux, les objets, les corps apparaissent
comme dans un rêve, et en considérant cette aspect de réveil en simples apparences elle est appelée « base de tout
de maturation complète » ou « conscience de maturation complète ».
Les termes « esprit »
(sems), « esprit » (yid) et « conscience » ont le même sens et ne sont que des synonymes.
Ils peuvent aussi être considérés comme ayant des significations différentes, « esprit » (sems) correspondant
à la conscience base de tout, « esprit » (yid) à l'esprit d'émotions négatives et « conscience » au groupe
des six consciences.
2. 3. Synonymes
et conclusion
Ainsi ces cinq
agrégats regroupent tous les phénomènes composés. C'est pourquoi ils sont la base de nombreuses catégories et présentations
telles que le temps par exemple. Ils sont donc appelés « bases du temps », « base des paroles », « renonçables »,
« causés ». Ou encore « monde », « base des vues », ou « existence ». Les agrégats
entraînants pollués qui sont poussés par l'intérêt et le désir sont aussi connus sous le nom de « violence », « souffrances »,
ou « sources de la souffrance ».
Extrait de son texte intitulé khenjuk (mkhas ‘jug), Porte d’entrée à l’érudition
et dont le titre Tibétain complet est : mkhas pa’i tshul la ’jug pa’i sgo zhes bya ba’i bstan bcos.
[Traduction gyurmé, février 2006]
[i] Les ayatanas (terme sanskrit qui peut être traduit par ‘sources’) sont une autre façon de regroupé
tous les phénomènes. Tous les phénomènes composés (qui naissent de causes et de conditions) et incomposés peuvent être catégorisés
en douze sources ou ayatanas (ainsi appelées parce qu’elles donnent naissance à l’esprit et aux production mentales
et permettent leur développement) ou en dix-huit éléments. Les cinq agrégats eux ne regroupent que tous les phénomènes composés.
Parmi les douze sources les objets de l’esprit sont regroupés dans la catégorie « source des phénomènes mentaux »
et parmi lesquels se trouvent ces formes qui sont décrites un peu plus loin dans le texte.
[iii] Le terme tibétain namkha (nam mkha’) signifie à la fois ‘ciel’ et ‘espace.’
[iv] Les quatre côtés du mont Mérou sont de quatre couleurs différentes et la couleur du ciel dans les quatre directions
est dû à la lumière qu’ils émanent. Ainsi les lapis-lazuli vers le sud font que le
ciel au-dessus de notre monde (le continent Djambu) soit bleu.. « Ceux de mêmes couleurs » dans le texte
réfère aux autres couleurs de ciel. La couleur des océans dans les quatre directions aparaissent aussi ainsi et sont donc
appelés « les quatre grands océans. »
[v] Le commentaire inter-mot de Khenpo Nudène nous éclaircit cette phrase ainsi : « Il s’agit de formes
différentes des formes résultantes et qui sont considérées comme telles en les faisant rentrer dans une autre catégorie,
celle des formes qui sont des āyatanas des phénomènes mentaux.
[vi] ‘dun pa
et mos pa (ici traduits respectivement par 'intérêt' et 'attirance') sont tous les deux souvent traduits par aspiration
dans les enseignements sur la méditation (voir par exemple Thrangu Rinpoche, La méditation bouddhique Tibétaine, p60-61).
mos pa est aussi une des racines du terme mos gus traduit par dévotion.
[vii] Le terme tibétain dran pa (pron. drène pa) signifie se rappeler et est traduit dans le contexte des enseignements
sur la méditation par ‘attention’ puisqu’il s’agit de se rappeler l’objet de la méditation.
[viii] Le terme tibétain shes rab (pron. shérab) est en généralement traduit par sagesse. Il est difficile dans ce
contexte d’utiliser cette traduction car comme le lecteur le verra ci-après shérab peut dans certains cas être associer
à des émotions négatives (voir dernier paragraphe de la section Six émotions négatives racines), ce qui va à l’encontre
de notre idée de la sagesse.
[ix] Le terme tibétain shes rab (pron. shérab) est en généralement traduit par sagesse. Il est difficile dans ce
contexte d’utiliser cette traduction car comme le lecteur le verra ci-après shérab peut dans certains cas être associer
à des émotions négatives (voir dernier paragraphe de la section Six émotions négatives racines), ce qui va à l’encontre
de notre idée de la sagesse.
[x] Le continuum d’un individu correspond à ses cinq agrégats embrassés par des sensations. Dans le cas par exemple
de ceux qui sont dans l’absorption méditative dite de l’Absence de Perception, il est possible de par exemple
planter une aiguille dans leur bras sans qu’ils s’en aperçoivent parce que leurs agrégats physiques ne sont pas
embrassés par les sensations et ne font donc alors pas partie de leur continuum.
[xi] Troisième niveau du troisième Dhyana du Monde de la Forme.