Instruction pour restaurer les samaya
Instruction essentielle pour restaurer les ruptures et détériorations de samaya
révélée par Jigmé Lingpa
Hommage à la déité de la présence éveillée spontanée !
Quand vous abordez les profondes pratiques d’approche et d’accomplissement,
Si les samaya envers le guru dont vous avez reçu les initiations
Ont été transgressés ou détériorés,
Les fruits de la pratique risquent de vous échapper.
Voici donc une instruction cruciale :
Dites-vous que le maître dont vous avez reçu initiations et transmissions
Est l’incarnation de tous les bouddhas,
Et visualisez cette personne au-dessus de votre tête.
Tout en maintenant les quatre forces[1],
Récitez trois fois la prière Yéshé Kouchok,
Qui exprime le sens du Tantra de l’éléphant débridé,
De même qu’autant de mantras en cent syllabes que possible.
Enfin, récitez les voyelles et consonnes et le mantra de l’essence des origines interdépendantes.
Le guru au-dessus de votre tête prend alors instantanément
La forme de la déité yidam que vous pratiquez, quelle qu’elle soit.
Recevez les quatre initiations et récitez le mantra racine.
Le yidam se fond en lumière et se dissout en vous.
Vous vous fondez à votre tour dans une indescriptible expérience des apparences et de la vacuité,
Et vous reposez dans un état dépouillé, au-delà des concepts.
Par la suite, vous ne devriez plus jamais laisser votre esprit être entaché
Par le ressentiment ni par la moindre rupture ou dégradation.
C’est là l’instruction essentielle la plus cruciale –
Une bénédiction issue de la transmission spirituelle
Du maître qui personnifie les trois kāya et toutes les familles de bouddhas.
Ancrez-la dans votre cœur ! Samaya.
| Traduit en français par Vincent Thibault (2026), avec le soutien de la Tsadra Foundation, sur la base de la traduction anglaise de Han Kop (éditée par Barry Cohen, dans le cadre du Longchen Nyingtik Project, 2024).
Bibliographie
Édition tibétaine
'jigs med gling pa. “klong chen snying thig las/ nyams chags skong ba'i man ngag” in klong chen snying thig rtsa pod. New Delhi: Shechen Publications, 1994. Vol. 2: 577–578.
Version : 1.0-20260114
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Les quatre forces (stobs bzhi) de la pratique de la confession sont : 1) la force du support ; 2) la force de l’antidote ; 3) la force du repentir ; 4) la force de la retenue (ou conduite). ↩
